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Courir sans soutien-gorge : est-ce mauvais pour la poitrine ?

Courir sans soutien-gorge : est-ce mauvais pour la poitrine ?

Écrit par les experts Ooreka
Courir sans soutien-gorge : est-ce mauvais pour la poitrine ?

Certaines idées ont la vie dure. Par exemple, porter un soutien-gorge empêchera vos seins de s'affaisser fatalement sous l'effet de la gravité. Ou peut-être pas ? En effet, plusieurs études tendent à remettre en cause ce présupposé et montrent même que ne pas porter de soutien-gorge permettrait plutôt au sein de se raffermir, voire de remonter.

Penchons-nous sur ces deux études pour voir si oui ou non, le port du soutien-gorge fait partie de ces concepts archaïques qu'il est grand temps de bannir. Et si vous pouvez l'enlever quand vous allez courir !

Deux études, un verdict

Étude du docteur Rouillon

Depuis 1997, Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHRU de Besançon et professeur à l'Université de Franche-Comté, étudie la question de l'utilité du soutien-gorge pour les femmes. Il a ainsi mesuré les seins de plus de 320 femmes afin d'étudier les réactions de la poitrine face au port ou non d'un soutien-gorge.

Cette étude portant sur un groupe d'une cinquantaine de femmes de 18 à 35 ans a montré que, chez les femmes ne portant pas de soutien-gorge :

  • le mamelon des seins était remonté de 7 millimètres en un an par rapport à l'épaule ;
  • les seins s'étaient raffermis ;
  • et les vergetures s'étaient estompées.

Thèse en médecine de Laëtitia Pierrot

La thèse en médecine de Laëtitia Pierrot, publiée en 2003 est également édifiante sur le sujet. Elle avait suivi pendant 1 an 33 sujets âgés de 18 à 25 ans et possédant un bonnet B ou C.

Suite à cette étude, il apparaît que :

  • 12 % des femmes n'ont remarqué aucun changement esthétique de leur poitrine ;
  • on observerait même plutôt une hausse du mamelon.

Les deux études sont donc concordantes concernant l'esthétique de la poitrine et le raffermissement de celle-ci.

Hypothèse du docteur Rouillon

L'hypothèse émise par le médecin Rouillon face à ces résultats était que l'appareil suspenseur des seins (situé sur le haut du corps) ne travaille pas suffisamment bien si le soutien-gorge est porté dès l'apparition de la poitrine.

Ainsi, les tissus de suspension se distendraient.

Alors, pourquoi ne pas porter de soutien-gorge ?

Inconfortable ? Juste une question d'habitude

Les témoignages concordent : s'il peut paraître inconfortable de ne pas porter de soutien-gorge pour la majorité des femmes au début de l'expérience, dans les deux cas, passé un peu de temps, elles sont encore plus nombreuses à être plus à l'aise sans :

  • Une jeune sportive ayant participé à la première étude témoigne ainsi de sa réticence à courir sans soutien-gorge :
    • mais au bout de 5 minutes, elle ne ressentait plus aucune gêne ;
    • en revanche, elle explique que lorsqu'elle remet un soutien-gorge aujourd'hui, elle ne se sent pas du tout à l'aise.
  • Concernant la deuxième étude, lors de la première consultation :
    • 55 % des femmes déclaraient un inconfort véritable à ne pas porter de soutien-gorge et seuls 12 % d'entre elles se sentaient bien ;
    • mais au bout d'un an, 88 % d'entre elles se sentaient à l'aise sans soutien-gorge.

Un meilleur soutien du dos sans soutien-gorge

Une ostéopathe a constaté que les femmes portant un soutien-gorge ne sentent plus vraiment leurs seins et tendent donc à adopter une mauvaise posture, alors que les femmes n'en portant pas ont tendance à se redresser et à se tenir plus droites.

Importance des normes culturelles

La thèse de Laëtitia Pierrot met également en avant la forte influence des normes culturelles dans le port du soutien-gorge. L'image du sein est très importante dans la culture occidentale. Les seins sont constitutifs de la féminité et toujours jugés comme sexuels.

Le mouvement d'un sein libre lorsqu'une femme marche ou court est très souvent jugé comme impudique alors même qu'un homme courant torse nu ne choquera personne. De plus, les tétons qui pointent sous un haut moulant sont souvent moqués ou jugés indécents.

En résumé, le plus dur pour renoncer au soutien-gorge est encore le regard des autres.

Des résultats à nuancer

Cependant, les constatations faites dans les deux études doivent être nuancées :

  • dans la première, l'échantillon de femmes n'est pas représentatif de la population féminine dans son ensemble et les effets du soutien-gorge dépendent beaucoup de la structure de la poitrine ;
  • dans la seconde, les femmes étudiées sont très jeunes et ne possèdent pas de fortes poitrines. Elles ne sont donc pas représentatives de l'ensemble de la population féminine.

De plus, tenir compte de la morphologie de chacune est primordial. Une femme en surpoids ayant eu des enfants n'aura ainsi pas forcément intérêt à arrêter de porter un soutien-gorge.

Pour aller plus loin, avec ou sans soutien-gorge !



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